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Lugares - monumentos - Colegio de San Gregorio

Collège de San Gregorio

Découvrez sa mystérieuse façade

Ce Collège de théologie qui fut impulsé par le frère dominicain Alonso de Burgos, confesseur personnel d’Isabel la Católica, est aujourd’hui le Musée National de Sculpture. Il y fut enterré bien que son sépulcre disparut pendant la Guerre d’Indépendance.

L’ornementation dense de sa façade hispano-flamande, attribuée à Gil de Siloé, a été l’objet de nombreuses controverses interprétatives. Juste au-dessus de la porte vous pouvez y voir le fondateur, frère Alonso de Burgos, réalisant une offrande à San Gregorio devant San Pablo et Santo Domingo. La fleur de lys, emblème de ce frère qui voulut laisser son empreinte sur le bâtiment, se répète jusqu’à la satiété sur toute la façade, mais aussi dans la cour, dans les escaliers et sur les lambrissages originaux que les salles du musée conservent.

Dans le corps supérieur apparait une fontaine, -l’éternelle jeunesse ? – d’où jaillit un grenadier – arbre de la sagesse ou symbole de la conquête de Granada ? –qui protège le blason des Reyes Católicos. Sur ce blason, une grenade apparait ce qui indique que le royaume nasride avait déjà été reconquis, contrairement à ceux gravés dans la cour intérieure, qui sont donc antérieurs à 1492.

Les sauvages, qui apparaissent de chaque côté, sont curieux, sans aucun doute, et donnent lieu à différentes interprétations. Représentent-ils l’homme pur dans la nature ? Font-ils allusion à la coutume de déguiser les écuyers en sauvages pendant les fêtes ? ou, sont-ils tout simplement les gardiens de la porte ? Dans les corps hauts, ces images ont un aspect plus humanisé, sans poil et même certains sans barbe. Ce sont les premières représentations des indigènes américains. N’oublions pas qu’ici a eu lieu la Controverse de Valladolid, un intense débat moral sur les habitants du Nouveau Monde, à savoir s’ils avaient une âme ou non.

Nous vous lançons le défi de découvrir l’escargot qu’il y a dans la façade. Il porte chance.

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Adresse:

Calle San Ignacio, 17

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LOCALISATION

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Lugares - monumentos - Palacio de Fabio Nelli

Palais de Fabio Nelli

Symbole de pouvoir, richesse et culture

En 1576, Fabio Nelli de Espinosa, banquier de Valladolid et fils du riche banquier de Sienne Alfonso Nelli, fait construire ce palais. Le bâtiment se présente comme le symbole du pouvoir, de la richesse et de la culture de son propriétaire en accord avec l’idée de la Renaissance de demeurer dans l’Histoire. Le résultat est un bel exemple de l’architecture classiciste de Valladolid.

Juan González de la Lastra réalisa les plans en 1576. La façade, œuvre de Pedro de Pedro de Mazuecos en 1595, contient des motifs plateresques et introduit des éléments d’inspiration italienne : façade symétrique avec deux tours et accès au centre en ligne avec l’entrée à la cour. Les prétentions du riche banquier se reflètent dans l’arc de triomphe roman de la façade, symbole de pouvoir, et dans les motifs qui représentent la richesse de sa lignée (anges victorieux, paniers de fruits, le dieu du vin Baco ou un masque de style italien). Sur la façade fut gravée l’inscription énigmatique « soli deo honor et gloria » (Seulement à Dieu honneur et gloire).

Postérieurement, le blason du Marquis de la Vega, propriétaire du palais et petit-fils de Fabio Nelli, fut ajouté.

L’escalier fut dessiné par Pedro de la Maza. Pendant sa réalisation, les artistes expérimentèrent les nouveaux principes architectoniques conduisant au classicisme, mis en relief dans la cour intérieure, dans les colonnes sur trois de ses côtés, dans l’escalier principal et dans la façade encadrée par deux donjons.

En 1967, le bâtiment fut restauré pour y conserver les collections d’Archéologie et des Beaux Arts du Musée Archéologique Régional, aujourd’hui Musée de Valladolid.